Étude sur la perception et l’image des vins bio auprès des consommateurs

Le vin bio progresse en France pour atteindre aujourd’hui plus de 7% de l’ensemble de la surface viticole nationale. Cette méthode respectueuse de l’environnement est de plus en plus adoptée par les vignerons, toujours plus nombreux à se convertir chaque année en France. Si l’offre est de plus en plus présente dans les domaines, chez les cavistes et en grande distribution, la demande est-elle suffisante du côté des consommateurs? Quelle est la perception du grand public pour les vins bio?

Ils étaient à peine 1000 en 1998, ils sont aujourd’hui plus de 4000. Les vignerons bio sont de plus en plus nombreux à se convertir à la viticulture biologique ou biodynamique. La plupart des producteurs sont regroupés dans le sud de la France, en Languedoc-Roussillon (1029 producteurs), en Provence (684 producteurs) ou en Aquitaine (614 producteurs). Par conséquent, les vins bio prennent aussi plus de place sur les étals des cavistes ou dans les rayons des grandes surfaces. Autre phénomène : ils sont davantage présents dans l’esprit des consommateurs.

Une notoriété grandissante mais à parfaire

Selon une étude Ipsos / Logica Business Consulting pour l’Association Interprofessionnelle des Vins Biologiques du Languedoc – Roussillon (AIVB – LR) plus de 80% des personnes interrogées ont déjà entendu parler du vin bio mais à peine la moitié d’entre elles savent précisément de quoi il s’agit. L’éducation du grand public est à parfaire. Pour Périco Légasse, journaliste pour l’hebdomadaire Marianne “les gens ne connaissent pas bien le vin bio, ils ignorent ce que représentent vraiment la culture biologique et la biodynamie. Ils en ont entendu parler, s’y intéressent de plus en plus mais il y a une véritable pédagogie à apporter. Le journaliste doit participer à cette éducation” (en savoir plus).

Les médias s’emparent progressivement du sujet. Selon les personnes interrogées, la télévision est le premier vecteur de connaissance du vin bio devant les communications des grandes ou moyennes surfaces, le bouche-à-oreille et la presse écrite. Pourtant, cette meilleure connaissance du produit ne se traduit pas encore par une préférence affirmée pour la consommation de vins bio par rapport aux vins conventionnels puisque seulement 5% du panel avoue en consommer régulièrement. A l’inverse, ils sont 61% à n’en avoir jamais bu. La tendance est confirmée par l’acte d’achat avec à peine 2 personnes sur 10 qui déclarent acheter du vin bio régulièrement ou de temps en temps. La raison principale de non achat pour 50% du panel : ce n’est pas un réflexe ou une habitude d’achat. Les autres jugent que le prix du vin bio est trop élevé, ou que la qualité n’est pas forcément meilleure.

Un vin respectueux de l’environnement… mais cher

Par rapport aux vins classiques, dits “conventionnels”, 7 personnes sur 10 se déclarent conscientes que le vin bio est plus respectueux de l’environnement et du producteur. Le critère prix reste également très important car 3 personnes sur 4 pensent que le vin bio est un produit plus onéreux. Une opinion fondée puisque l’écart de prix entre les vins IGP bio et conventionnels, qu’ils soient rouges, blancs ou rosés est aujourd’hui globalement de 100%. En moyenne, les personnes interrogées déclarent dépenser 10€ pour l’achat d’une bouteille ou d’un coffret de vin.

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